Accueil   |   Biographie   |   L'Oeuvre   |   Répercussions   |   Science & Foi   |   Agenda   |   Catalogue   |   Liens
Avant-propos

Schémas

On pense que

F. C. propose

Conclusion
L'oeuvre > Astronomie > Avant-propos

L’ ASTRONOMIE

Cette partie de l’œuvre de FC, dont le titre exact est « Galilée avait-il tort ou raison ? » n’est pas partie non plus d’une réflexion sur des problèmes purement astronomiques. La prise de conscience est venue suite aux traductions des langues anciennes, surtout égyptienne, mais aussi après avoir extrapolé sa méthode à la lecture de la Genèse et de certains Psaumes, ayant trait aux « miracles » dont faisait mention certains textes égyptiens.

Mais ici aussi, et en fonction de ce qu’il découvrira plus tard dans la partie exégétique, il devra « corriger » son texte de base.

En effet, FC, remarqua une somme importante de « données à caractère scientifique » se rapportant à l’astronomie qui ne cadraient pas avec les données scientifiques de son temps (années 50-60).

Certain que les peuples anciens possédaient une culture et une science très avancées, il se mit en tête de reconsidérer les systèmes cosmologiques en cours depuis l’Antiquité.

Ses recherches débutèrent donc par une analyse en profondeur des différents systèmes astronomiques « considérés comme vrais » à travers les âges.

Théorie des Sphères Homocentriques - Socrate, Platon, Eudoxe et Aristote -, Ecole Pythagoricienne, Héraclide et Aristarque, Ptolémée, Copernic, Tycho-Brahe, Galilée, etc. pour ensuite se pencher sur les théories plus contemporaines.

Il n’est pas question d’entrer ici dans le « procès Galilée ». Il existe une multitude de livres, d’articles, d’essais sur le sujet, aussi divers que contradictoire. Les opinions sont donc variées mais … peu de monde se penche réellement sur la réalité et la pertinence des documents. Un des meilleurs résumés (tout public) de la question reste sans doute l’essai du Dr Ph. Decourt déjà cité (Les vérités indésirables).

Car outre les diatribes et les « disputes » sur le sujet, ni Galilée, ni ses successeurs (jusqu’à aujourd’hui) et surtout pas les expériences de Michelson (1 er Prix Nobel américain), n’ont jamais pu donner les preuves scientifiques de l’héliocentrisme ! On affirme, on affirme et à force d’affirmer on croit tenir la preuve !

On oublie alors le caractère absolument scientifique de la chose et on se lance dans les postulats et hypothèses.

On sort donc du débat purement, absolument scientifique. Et ce n’est pas la Relativité qui y change(ra) quoi que ce soit. La science fonctionne pourtant ainsi aujourd’hui. Voyez la théorie de l’Evolution.

Sur le plan théorique, FC, suite à ses recherches, prétend donc :

  • Que la Terre occupe une place privilégiée, RELATIVEMENT au centre de l’Univers ;
  • Qu’elle touche constamment de sa circonférence l’axe de l’Univers, axe qui passe par le centre de gravité du Monde.
  • Que l’orbite de la Terre autour de cet axe s’accomplit en un an, si bien que la vitesse moyenne de la Terre dans l’espace est celle d’un homme au pas ( ce qui est confirmé par les expériences de Michelson)
  • Que la Terre possède un mouvement de rotation diurne de 24 heures.
  • Que le soleil tourne sur une orbite autour du centre de gravité de l’Univers avec comme durée un an.
  • Que les planètes tournent autour du soleil qui les a éjectées.
  • Qu’il doit y avoir une très grande et lourde planète, à peine visible vu son éloignement du soleil. FC l’appelle l’Astre Noir.

Evidemment, ces choses dites comme cela, peuvent paraître invraisemblables aujourd’hui et il est évident que cette partie de l’œuvre de FC serait certes la plus facile à critiquer par la science contemporaine. Encore faut-il le faire ! FC n’a pas craint qu’on lui oppose la contradiction, car il fit parvenir à TOUS les observatoires du monde un exemplaire des deux tomes qu’il avait publié sur le sujet, autant comme information que pour rencontrer la critique et éventuellement « se corriger ». Il reçut à peine six accusés de réception et aucune réponse.

Au contraire depuis plus de 20 ans, des scientifiques sérieux et de haut niveau se sont attelés à étudier les thèses de FC en astronomie. A part quelques erreurs de détails, parfois relativement importantes mais n’entamant en rien les affirmations principales (il faut dire qu’à l’époque où il écrivit, FC ne disposait pas de toute l’information disponible aujourd’hui) le résultat de ses recherches se maintenaient. Ces scientifiques ne peuvent infirmer formellement, dans l’état actuel des choses, la théorie proposée par FC. Ce qui veut dire qu’elle est tout aussi possible – en tant qu’hypothèse – que n’importe quelle autre.

Bien entendu, elle n’arrange en rien la « manière de voir les choses » du monde scientifique contemporain, mais c’est évidemment là un autre problème. On comprendra aisément que dire qu’il n’y a aucune incompatibilité entre la Science et la Bible (et la Foi) sur ce plan, n’arrange pas du tout le monde « rationnel » qui est le nôtre. Le seul fait d’évoquer simplement cette idée est totalement inacceptable pour la science.

Et pourtant !

Car même si, pour l’instant, nous laissons en suspens cette partie de l’œuvre de FC, qu’il est impossible de juger, ne serait-il pas souhaitable de voir s’organiser un vrai débat sur ce thème ?

Qu’on en juge :

Sur base de calculs faciles et relativement simples, respectant toujours les lois de la Mécanique, FC, va redécouvrir la Loi de Bode, qui au 18 ème s. avait donné un calcul approximatif des distances des planètes par rapport au soleil. Il y découvre un ordre admirable même si cette loi avait perdu tout crédit après la découverte de Neptune. FC lui donne le complément indispensable qui lui manquait et indique qu’il n’y a pas une mais SEPT ( !) Lois de Bode montrant un ordre exceptionnel dans les planètes dont certaines … seraient encore à découvrir. Ceci ne serait-il pas facile à vérifier ?

Ordre admirable intégrant une succession d’éléments sur base, non pas seulement d’une progression géométrique (comme le pensait Bode), mais aussi d’une progression arithmétique dont la raison croît en progression géométrique : donc double progression sur le plan horizontal auquel se rattache aussi une progression géométrique verticale ( se reporter aux tableaux de l’œuvre originale ou dans « Si le Monde savait » ).

Reprenant les expériences de Weyher et examinant sa théorie sur la notion d’Ether, reprenant également les expériences de Lenicque et de Plateau, il démontre comment les planètes sont sorties du soleil, leur emplacement, et pourquoi le soleil, perdant ainsi (à chaque émission) chaque fois un peu de sa masse, s’éloigna petit à petit de son emplacement premier, alors sur l’axe de l’Univers [ qui d’après FC est clos : « le système consistant » ] emplacement que va venir « occuper » la Terre en touchant tangentiellement cet axe – Jérusalem étant le point de contact – ce qui fait ainsi de l’Univers un système non plus géocentrique, mais véritablement « Christocentrique » ! Intuition extraordinaire.

Voulant, par après, vérifier cela dans les Ecritures, grâce à sa méthode ( v. la partie « exégétique » ) il va trouver effectivement la confirmation, sur ce plan, de tout ce qu’il a découvert scientifiquement.

Il faut, encore une fois, insister sur le fait que les interprétations exégétiques qu’il fera – après son travail scientifique proprement dit – n’altèrent en rien, sur le fond, le texte habituel de la Bible. Elles donnent des détails, y compris « scientifiques », intéressants et finalisent le texte habituel. Elles donnent aussi des explications complémentaires, logiques, utiles et insoupçonnées … qui se révèlent parfois même totalement exactes suite aux découvertes faites aujourd’hui (1).

Bien entendu, les astronomes n’expliquent pas la chose de la même manière que FC, et l’on en reste plutôt aux hypothèses prudentes sur ce que l’on appelle l’héliopause. Mais jusqu’à preuve du contraire « la solution » proposée par FC peut tout aussi bien, là aussi, s’avérer correcte.

Les contradicteurs diront bien :

« Mais si la Terre est sortie du soleil, elle doit tourner autour de lui ? » Et ils ont raison. Seulement, si pour les raisons présentées ci-dessus, parce que nécessaires et voulues par Dieu, la Terre est venue se placer tangentiellement à l’axe premier, tout cela en respectant toutes les lois physiques sans exception, la Terre, tout en « tournant » théoriquement autour du soleil, ne peut bouger de place, puisque collant à l’axe. Le soleil, quant à lui, tourne autour de ce même axe et fait ce mouvement en 365 jours ¼ . La Terre, voulant tourner autour du soleil dont elle est issue,, … est retenue à sa place … par l’avancement du soleil. Un peu, disait FC, comme l’animal qui marche à l’intérieur d’une roue pour la faire tourner. Il « tourne » autour de la roue (qui tourne autour de lui, mais sans bouger de place.

De tout cela, on trouvera figures, schémas et explications dans les ouvrages cités. C’est d’une clarté limpide, même si certaines démonstrations requièrent une bonne formation scientifique.

On objectera également que les voyages interplanétaires détruisent le système proposé par FC !

On répondra aisément que :

  1. Les planètes, étant sorties du soleil, tournent autour de lui et évidemment autour de l’axe général. Tous les calculs restent donc valables car on connaît leur position.
  2. La lune étant sortie de la Terre, tourne autour d’elle. Les calculs, là aussi, ne changent pas.
  3. Au contraire, l’hypothèse de FC entend expliquer aux astronomes pourquoi, sur leurs photos, ils obtiennent un PETIT mouvement apparent des étoiles, de sens contraire à celui qui serait logique si la Terre tournait autour du soleil. Le fait que la Terre fasse un tour par an autour de son équateur, tout en tournant autour de son axe propre, une fois par jour, en inverse le sens et donne aux astronomes la raison de cette soi-disant anomalie.
  4. On comprendra aussi et ainsi facilement pourquoi les expériences de Michelson donnaient pour résultat – et donnent toujours malgré un affinement hyper précis des appareils – le fait que la Terre N’ EST PAS SUR UNE ORBITE effective autour du soleil. Elle n’a donc pas de vitesse importante de translation dans l’Univers, sa vitesse étant celle d’un homme au pas !

Quoi qu’il en soit, depuis l’affaire Galilée et son « hypothèse » mais aussi depuis les expériences Michelson, ce n’est plus une simple hypothèse mais des dizaines qui nous sont continuellement présentées et parfois extravagantes à l’extrême.

St Thomas d’Aquin lui-même, nous en avait averti !

On peut lire, en effet, à la page 162 du Dict. d’Apologétique, ( Ref. Galilée, Q. Scientifique, pt 1 ) au commentaire au « De Coelo » :

«  Les astronomes se sont efforcés de diverses façons d’expliquer ce mouvement (des planètes). Mais il n’est pas nécessaire que les suppositions qu’ils ont imaginées soient vraies, car peut-être les apparences que les étoiles présentent pourraient être sauvées par quelque autre mode de mouvement encore inconnu des hommes ».

Et dans la Somme :

«  En astronomie, on pose l’hypothèse des épicycles et des excentriques, parce que, cette hypothèse faite, les apparences sensibles des mouvements célestes peuvent être sauvegardées ; mais cela n’est pas une raison suffisamment probante, car elles pourraient être sauvegardées par une autre hypothèse ».

D’autre part, la plupart des théories ou hypothèses actuelles sont battues en brèche, y compris celle d’Einstein (2), on le sait aujourd’hui. On les remplace par d’autres jusqu’aux suivantes. Cela démontre surtout que l’on ne peut que difficilement expliquer réellement la chose, beaucoup de « scientifiques n’y croyant d’ailleurs pas  ou peu ».

Nous avons régulièrement demandé (ou fait appel) à des scientifiques (ingénieurs polytechniciens, spécialistes de ces questions, soit en tant que membres de notre Association, soit extérieurs à celle-ci) de reprendre, d’étudier, voire de critiquer les théories de FC sur le sujet, qui reste, nous le pensons, un sujet ouvert.

Il faut bien admettre que les réponses sont pauvres (en dehors de l’Association).

Par contre, que ce soit les expériences de Maurice Allais, prix Nobel d’économie, mais passionné et grand spécialiste des questions d’astrophysique, celles du Général de Nanteuil, de Guy Berthault (sur la mesure des parallaxes ou les mesures faites lors des éclipses solaires de 1991 concernant les lois de Newton), et de bien d’autres encore données par la documentation disponible, toutes démontrent que l’hypothèse formulée par FC n’est pas plus à rejeter que d’autres, à quelques détails près.

Dans le tome 2 de son ouvrage sur Galilée, et nous terminerons par là, FC fait appel aux textes égyptiens et hittites qui, suivant sa méthode de traduction, donnent de tels détails scientifiques, exacts et précis, qu’il aurait pu se passer très facilement, d’y trouver confirmation dans la Bible. Car dans ces inscriptions, FC trouve confirmation de ce qui dit l’Ecriture Sainte. Mais, pour lui, Moïse, donc l’inspiration divine, ne pouvant se tromper, il a voulu aller jusqu’au bout.

Cependant, expliquer les miracles de JOSUE et d’ISAÏE (qui sont d’ordre astronomique) historiquement et même scientifiquement avec toutes les suites « économiques » nationales provoquées par ces anomalies, pourrait aujourd’hui « faire crier au fou ». Et pourtant sur ces deux points, le polytechnicien Gustave Plaisant avait déjà proposé une explication scientifique précise tout en donnant, par le fait même, l’explication des célèbres alignements des cromlechs et des menhirs (3).

On lira plus loin les enjeux que sous-tend l’œuvre de FC, mais il est indéniable que dans le domaine de l’astronomie et surtout celui de la géologie, reliés à l’Histoire, ses découvertes mettent à mal les deux hypothèses (ne pourrait-on pas dire mythes ?) par lesquelles, surtout avec la théorie de l’Evolution, les adversaires de Dieu et de la Sainte Eglise ont bâti leur stratégie et mené le combat.

Reste à relater une anecdote à ce sujet.

Expliquant à un ami d’enfance (astronome renommé par ses interventions médiatiques lors des grands événements de ces dernières années en astronautique et dont nous tairons le nom puisqu’il est toujours en fonction), les théories de FC, cet ami fit d’entrée part de son incrédulité, voire de son hilarité un peu gênée.

Devant notre insistance … et nos arguments, il finit par avouer qu’au point où l’on en était, « ON NE SAVAIT RIEN » et même de « MOINS EN MOINS » !

Ayant pourtant reçu dans son enfance une formation religieuse classique, il ne voulait absolument pas entendre, à fortiori accepter, l’intervention divine dans le cours de s événements et moins encore dans le domaine qui était le sien.

Pas de bondieuseries en science, disait-il, admettant néanmoins que sans « cela », il était difficile d’expliquer quoi que ce soit.

Insistant encore et à forces de démonstrations, d’objections pertinentes, il finit par dire, passablement exaspéré « qu’il ne pouvait en être ainsi - cad. comme FC le disait -  », car si tel était le cas, on se serait TOUS trompé depuis des lustres et que l’on aurait enseigné des erreurs ! Et cela « NE PEUT ÊTRE NI POSSIBLE, NI ACCEPTABLE ».

Et pourquoi pas, si tel a été le but des promoteurs.

On voit encore ici que l’on ne sort pas du problème de base concernant le sujet.

Il est évident que notre ami était parfaitement sincère.

(1) e.a. les voyages des sondes américaines Voyager qui semblent avoir détecté une « frontière » du système solaire. In le Monde du 29.05.93 et Science et Vie n° 911, 08.93. (revenir à la lecture)
(2) Dont toute l’histoire est à revoir. Voir e. a. les numéros de Science et Foi 73 et 74 . (revenir à la lecture)
(3) v. « x » Catholique. Ed. Sciences et Religion, Imp. Douriez Bataille, Lille, 1933) (revenir à la lecture)

CESHE FRANCE B.P. 1055 F 59011 LILLE Cedex - Commission paritaire n°0611G88397 - WebDesigner