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L’ ŒUVRE ÉGYPTOLOGIQUE

AmenophisL’idée de FC, au moment où il termine sa Géographie est la suivante :

« Si la Bible, pour un de ses versets, dit vrai dans le domaine géographique, pourquoi ne dirait-elle pas vrai également dans d’autres domaines, voire tous les domaines ». A cet instant il n’imagine rien de plus et reste perplexe ?

Il sait que, depuis Champollion, la chronologie de la Bible ne cadre plus avec celle de l’Egypte. Champollion, prudemment, avait en effet allongé cette chronologie pour des raisons techniques. Nous n’en voulons pour preuve que cette phrase due à Madame Christiane Ziegler, conservateur au Département des Antiquités Egyptiennes du Louvre, (1) :

« … en quelques mois (Me Ziegler parle de Champollion), son œil exceptionnel est capable (souligné par nous) d’attribuer à chaque œuvre une date dans la chronologie égyptienne (sic). Il voit ainsi se confirmer une redoutable hypothèse, celle de l’extraordinaire antiquité de l’Egypte . ( ?!, on peut se demander pourquoi)

… La découverte est dangereuse, CAR ELLE INFIRME LA CHRONOLOGIE OFFICIELLE, dite BIBLIQUE (sic !), IMPOSÉE (sic !!) aux historiens sous la Restauration et qui leur interdisait (resic !) de dater aucun monument avant -2.396 date du Déluge ».

OujdatUne fois de plus, procès d’intention que rien ne justifie vraiment si l’on se réfère aux archives, mais les adversaires de l’Eglise ont souvent procédé de la sorte afin d’affaiblir dans l’esprit des gens la position de Rome et «de fustiger » un certain « obscurantisme » bien commode dans la lutte entreprise contre l’Eglise après le siècle des Lumières. Tout démontre que c’est tout autre depuis l’affaire Galilée car, et bien au contraire, c’est l’Eglise qui fit le plus souvent preuve d’ouverture et d’esprit de tolérance (2).

Fidèle à sa méthode d’investigation, FC va d’abord compulser la documentation sur le sujet. Revenu en Belgique et résidant à Tournai, il se rend donc régulièrement à Bruxelles, à la Fondation Egyptologique Reine Elisabeth, dont il connaît un des conservateurs. Il recopie des milliers de documents (sur papier calque), bref tout ce qu’il peut trouver (textes, cartouches, etc.) Il s’essaie ensuite à la méthode de Champollion croyant, comme tout le monde, qu’elle est judicieuse et qu’il pourra arriver, par là, à s’en sortir. Mais après quelques mois il est exaspéré car il ne trouve rien de logique, ni dans la méthode de lecture, ni dans les traductions qu’il trouve ou qu’il fait. Une question devient alors lancinante ? Et s’il y avait des lacunes dans la méthode de Champollion ?

Nous devons dire ici, en toute honnêteté, comme l’a d’ailleurs écrit et répété bien des fois FC, qu’il appartient indéniablement à Champollion d’avoir développé l’intérêt porté à l’Histoire d’Egypte et à son écriture. Ce ne sera certes pas déprécier ses mérites de dire qu’il a vu que la graphie et la composition graphique dans son ensemble aident énormément à la compréhension globale de l’inscription hiéroglyphique et, surtout, d’avoir montré que c’est en utilisant le mot copte désignant les divers dessins d’objets ou de personnages représentés – MAIS DONT IL NE RETIENT QUE LA PREMIÈRE LETTRE : méthode dite ACROLOGIQUE – que l’on peut arriver à les traduire.

Laissons parler FC :

« Les principes de lecture hérités de Champollion, s’ils avaient permis d’inappréciables découvertes, n’en devaient pas moins être délibérément abandonnés pour un système plus étroitement complet et en contact avec la réalité »

En effet, FC ne parvient pas à comprendre ceci. Il y a plus de 2.500 signes hiéroglyphiques répertoriés. Or les alphabets compte tous plus ou moins 25 lettres et un certain nombre de « sons ». Cela fait donc plus ou moins 100 signes en moyenne par lettre ! Pourquoi les scribes auraient-ils dû inventer 100 signes différents pour signifier la même lettre ? Il y a là une impossibilité et même « une idiotie » car les scribes ne pouvaient élaborer, créer des signes si divers pour dire des choses souvent relativement simple. Et comment s’y retrouver ?

Déjà bien avant, le savant jésuite A. Kircher avait écrit que les signes hiéroglyphiques représentaient bien une écriture ; non une écriture composée de lettres, phonétique comme notre écriture mais subtile et bien plus abstraite. Ses essais furent certes infructueux car sa méthode n’était pas totalement au point, mais il fut celui qui s’approchât sans doute le plus près de la vérité.

FC se range alors de ce côté-là.

« Nous inspirant de la conception idéographique des tablettes magiques, ancêtres incontestables des hiéroglyphes, nous avons posé ce principe que tout l’égyptien n’est qu’un rébus à lire en copte, idiome le plus proche que nous sachions de l’antique langue de la vallée du Nil (cela en accord avec Champollion, ndlr).

Précisons bien notre pensée : les hiéroglyphes d’une inscription représentent des objets dont les noms COPTES TOUT ENTIERS (et non seulement leurs initiales) forment par leur succession LA TOTALITE de la phrase inscrite. C’est cet ensemble qui constitue le rébus à lire en clair.

Il importe donc de déterminer exactement les objets figurés par les hiéroglyphes ? C’est justement ce point essentiel que les égyptologues ont négligé pour se perdre dans des subtilités grammaticales. En vue d’éviter de tomber dans le même genre d’erreurs et afin que notre principe de lecture ait sa pleine valeur d’application, nous l’avons subordonné à une analyse préalable très poussée des signes hiéroglyphiques. Cela a été pour nous une véritable révélation ». …

Du même coup, l’égyptien cesse d’être un charabia ; il se lit, il se prononce, il s’entend. Il importe relativement peu que ce soit en égyptien moderne : le copte, à quelques nuances près, c’est toujours de l’égyptien réel tandis que les prononciations forgées dont on a voulu habiller les hiéroglyphes sont du domaine de l’imagination pure .

… Le lecteur est ainsi averti qu’en entreprenant ce travail de traduction, nous avons fait table rase de toutes les notions considérées comme acquises à cet égard. Qu’il veuille bien, de son côté, pour lire avec fruit, tenir lui aussi, toutes ces notions dans le doute philosophique …

Nous nous sommes engagés dans la forêt des hiéroglyphes sans en connaître les sentiers, nous nous sommes attaqués à un arbre à la fois, armé principalement de la hache du copte, et nous avons avancé progressivement sans autre ligne de conduite que l’ordre chronologique probable …

Le tranchant du copte est d’ailleurs ébréché ; il y manque des morceaux ; ce n’est que partiellement qu’il a pu être reconstitué. Les dictionnaires de cette langue : Vocabularium coptico-latinum de G. Parthey, Berolini, Fr Nicolaï, 1884, Berlin ; A coptic dictionnary, Crum, Oxford, Clarendon, 1929 et la grammaire copte de Mallon, Beyrouth, 1926, ne nous rendent pas toute la souplesse de l’égyptien antique où le même mot devait souvent servir de nom, d’adjectif, de participe et de verbe à l’infinitif …(3)

… Mais comme nous voulons nous en tenir aux seuls éléments - incomplets sans doute – fournis par le dictionnaire, il en résultera, dans nos traductions littérales, une allure barbare et heurtée de laquelle nous nous excusons.

… Le lecteur pourra ainsi suivre le cheminement de notre pensée ; le mécanisme en sera démonté devant lui, il pourra exercer ses facultés critiques sur nos méthodes de recherche et non pas seulement sur les résultats qui s’en dégagent comme le permettent uniquement tant d’ouvrages didactiques. Nous n’encourrons pas le reproche que de Rougé adressait à Champollion (4) :

«   Cet esprit, d’une trempe particulière, se plaît à supprimer les prémisses du raisonnement. Peu soucieux d’exposer les preuves de ce qu’il saisit, l’opposition seule a pu le forcer à quelques détails dans la discussion. Il regardait comme perdu pour la conquête ( !?) tout le temps qu’il eût donné à la déduction et à l’enchaînement des faits qui l’avait amené au résultat. C’est ainsi que l’on voit avec étonnement qu’il n’a même pas songé à faire suivre son alphabet, dans la Grammaire égyptienne, de l’abrégé des preuves sur lesquelles repose la lecture des hiéroglyphes  » (Les soulignés sont de notre rédaction)

Nous donnerons, nous, nos preuves ; nous définirons exactement chaque hiéroglyphe, chaque groupe. Sur cette base contrôlable, nous poserons une lecture copte ayant d’abord une valeur intrinsèque, vérifiée en outre par sa valeur relative dans l’ensemble du texte, soumise enfin à l’épreuve supplémentaire de son adaptation aux divers textes ultérieurs où se retrouvera l(es)’hiéroglyphe(s) considéré(s). Notre ouvrage en sera certes fortement grossi ; nous nous en excusons auprès du lecteur dont nous réclamerons la persévérance, persuadé d’ailleurs qu’il ne le regrettera pas. Nous lui offrons de partager la fraîcheur de nos impressions, l’imprévu des découvertes, le charme de l’aventure qui se dégagent de toute prospection en pays vierge ».

Le travail préliminaire sera donc de définir chaque hiéroglyphe « en les lisant selon sa propre méthode ». Il va pour cela rédiger un dictionnaire des signes utilisés par les scribes égyptiens, les décrire, situer leurs emplacements et décrire ceux-ci également.

Il fait cela en français, passe au latin et ensuite au copte, faute de dictionnaire français copte (il ne connaît à ce moment aucune langue ancienne). Ensuite sans jamais se départir de la descriptions ainsi faite – car ce serait tricher ! – et ne sachant évidemment absolument pas ce qu’il va trouver, il tente ses premières traductions (5)

Le second stade sera de retravailler la lecture comme un vrai rébus, en classant les lettres des mots – toujours sur base d’un même procédé également – pour découvrir des lectures homophones (6) à l’aide des dictionnaires coptes.

C’est ainsi qu’il réalise, par déduction logique, que la langue dans laquelle ces lectures doivent être lues est bien le copte ancien, MONOSYLLABIQUE, alors nécessairement parlé en Egypte, car il y a une telle complémentarité entre ce qu’il découvre et ce que l’on sait des civilisations antiques qu’il est quasi, voire totalement impossible, qu’il fasse erreur. Certes il peut y en avoir, et nous les corrigeons, mais elles sont sans réelles conséquences sur l’essentiel.

Il ne va donc pas partir des divers documents ou monuments (Pierre de Rosette, obélisque de Philae, tous deux d’époque tardive (Ptolémaïque) qui comporte des textes bi- ou trilingues. La subtilité du scribe, dans ces deux derniers cas, étant de composer un texte hiéroglyphique permettant peut-être aussi une lecture de type acrologique tout en gardant, en même temps, ses possibilités multiples d’interprétation et de lecture réservées aux « initiés » sur base du système hiéroglyphique lui-même, comme avant l’apparition des alphabets.

Il part donc des cartouches des Rois et des Reines des 31 dynasties classées par Manéthon, prêtre et historien égyptien du 3 ème siècle A.C.N.

Des essais de plus en plus larges sont extrêmement concluants. Il apprend également à ce stade à connaître et utiliser le glissement des voyelles et la volatilité de certaines consonnes dans la langue copte (7). Il découvre également que les inscriptions peuvent donner des lectures multiples non contradictoires. Il trouve des DATES PRÉCISES, chose que l’on croyait impossible jusqu’à là et se rend compte définitivement – vu la complémentarité absolue des diverses traductions – que la disposition, le genre de graphie, l’emplacement, la grandeur du signe, et bien d’autres détails, sont d’une importance capitale pour la bonne lecture et la parfaite compréhension de l’inscription.

Vint le jour où il découvre, toujours dans les inscriptions, que le premier alphabet fut mis au point par le patriarche Joseph, fils de Jacob, alors « grand vizir », du pharaon Apophis-Khaion de la 15 ème dynastie.

Voyant la portée de cette invention, il y trouve la confirmation de ce que les hiéroglyphes avaient le plus souvent été utilisés, outre le sens obvie, à des fins magiques, allégoriques et ésotériques, à cause, justement, de la possibilité de lectures multiples. Ce point est d’ailleurs confirmé par Clément d’Alexandrie.

Mais le point le plus important étant, sans aucun doute, le rétablissement d’une chronologie LOGIQUE ; « collant avec l’histoire des autres peuples de l’Antiquité et particulièrement - comme on le verra plus loin - avec celle de la Bible. Il y dans cette partie de son œuvre des morceaux d’anthologie époustouflants.

Il écrit : «  On nous a objecté : l’Egypte ne peut tenir dans les 2.200 ans A.C.N que vous lui assigniez, car il a fallu de longs millénaires pour l’invention de l’écriture hiéroglyphique qui apparaît toute formée au début de son histoire. Mais justement, le système hiéroglyphique apparaît tout formé PARCE QU’IL EST UN TOUT ».

Si  l’on résume, on peut dire de sa méthode que :

  1. Il faut lire les hiéroglyphes dans la langue copte monosyllabique, donc le copte ancien.

Premier impératif : Définir exactement ce que représente chaque signe en tenant compte des différents détails de figures qui peuvent se ressembler mais ne sont pas IDENTIQUES.

Il faut lire les hiéroglyphes dans l’ordre et dans le sens que propose la graphie, mais aussi en indiquant verbalement l’emplacement où ils se trouvent.

Cette première étape n’est certes pas toujours facile car les scribes avaient de nombreuses subtilités. FC convenait d’ailleurs que certains sens avaient certainement dû lui échapper.

  1. L’inscription, une fois lue de cette manière, il faut lui trouver une TRANSCRIPTION HOMOPHONE COHERENTE. Cette dernière devant donner un texte compréhensible dont le sens RESPECTE le contexte.

Cette transcription homophone constitue le stade le plus difficile car :

    • il faut entrevoir TOUTES LES POSSIBILITES tenant compte des éventuels « glissements » de lettres
    • il faut évidemment bien connaître la langue copte (ancienne, monosyllabique)
    • il faut essayer de bien percevoir les subtilités de la langue … et celles des scribes.
  1. Chaque transcription homophone cohérente sera traduite à l’aide des dictionnaires adéquats pour trouver un « mot à mot » qui donnera la signification de l’inscription, du cartouche ou du texte (sens littéral), après quoi une version en texte littéraire coordonné pourra être entreprise.

Les spécialistes du copte diront peut-être (souvent avec raison) qu’ils ne retrouvent pas la langue qu’ils ont apprise. Effectivement, pendant le temps (plus de deux mille ans) de l’utilisation des hiéroglyphes, la langue (copte) a pu souffrir de « distorsions » (volatilité des lettres, glissement des voyelles, etc. ... dialectisation) rendues nécessaires par la technique du rébus. Il ne faut jamais perdre de vue que la volonté des scribes étaient d’obtenir des sens multiples à finalité le plus souvent « magique ».

En particulier, les formes grammaticales, qui ne se sont fixées que lorsque les langues s’écrivirent avec des lettres alphabétiques.

Tant que la « communication » se faisait de manière pictographique, chaque mot utilisé pouvait être interprété comme verbe, substantif, adjectif, adverbe, etc. Le sens général de la phrase indiquant ce qu’il fallait lire et le contexte indiquant, quant à lui, le passé, le présent ou le futur.

Il faut enfin remarquer que le glissement des voyelles et de certaines consonnes facilite grandement les lectures multiples (et donc le sens « magique »). Le génie des scribes donnait « un verrouillage tel » que jamais les transcriptions multiples NE POUVAIENT SE CONTREDIRE (à l’intérieur d’un même sens s’entend). Mais par le jeu de la double lecture, ils savaient dissimuler une incantation magique, homophone, derrière un texte apparemment anodin et innocent.

Piqué au vif, faisant découvertes sur découvertes, FC va donc écrire une véritable somme de plus de 7.000 pages, délivrant le « curriculum vitae » de chaque pharaon et dans la foulée, le rétablissement de l’ordre exact des dynasties avec une chronologie hyper précise. Car il faut savoir que certains pharaons possèdent jusqu’à 40 inscriptions (cartouche ou texte courant les concernant). Cela n’est pas toujours reconnu par les égyptologues classiques qui ont de ce fait inventé des pharaons … n’ayant jamais existé !

Chaque inscription comportant en effet certains signes typiques, il s’agit donc ici de perspicacité et NON de lecture réelle. Parfois même un ou plusieurs cartouches sont complètement différents des autres (pour un même pharaon) et certains noms (de pharaons) ont ainsi été créés de toute pièce pour les besoins de la cause (surtout chronologique) par les égyptologues, faussant ainsi peu ou prou l’histoire de l’Egypte Antique.

Il faudrait tout lire, tout passer au crible de l’examen, voire de la critique, puisque tel fut le vœu de FC.

Remarquons enfin que FC, afin de faciliter les comparaisons et ne pas embrouiller l’esprit des chercheurs, a maintenu la numérotation des dynasties données par Manéthon. Il mentionne, bien entendu toujours le nom exact, à côté du nom donné au pharaon par Manéthon. S’il garde ainsi le nom donné par l’historien égyptien, c’est afin de pouvoir s’orienter et se positionner par rapport à l’égyptologie moderne. De même pour les dynasties, il rétablit la chronologie en indiquant les règnes parallèles (tout en gardant là aussi la numérotation existante), à savoir les différentes maisons royales ayant régné en même temps mais sur des régions différentes.

Mais, lorsque les lettres alphabétiques apparurent, les scribes, comme déjà mentionné ci avant et afin de ne pas (trop) dévoiler leurs secrets lors des règnes de pharaons « non égyptiens » (les Lagides par exemple), essayèrent d’écrire les noms selon les principes de l’acrologie, aidés en cela par la lecture « rapide » du nom entier, mais tout en maintenant leurs lectures multiples pour les « initiés ».

L’utilisation du système acrologique permet en effet de recomposer un nom alphabétique. Ce résultat est naturel, puisqu’il s’agissait de transcrire en hiéroglyphes un nom propre (grec ou autre) sans équivalent en égyptien. L’ « erreur » de Champollion fut de généraliser ce que l’on observait dans la transcription des noms étrangers pour l’étendre aux noms autochtones comme s’il s’agissait des règles usuelles de la langue égyptienne.

Il en est d’ailleurs de même, encore aujourd’hui, dans d’autres langues idéographiques :

« Le même problème s’est trouvé posé aux journalistes chinois qui durent transcrire les noms des chefs d’Etat. Ainsi « de Gaulle » a été rendu en chinois par trois caractères prononcés « DAI GAO LE ». On y reconnaît, déformé par la différence des systèmes phonétiques, le son de départ « de Gaule », mais il serait absurde d’en conclure que le caractère « DAI » sert à rendre le D, « GAO » le G et « Le » le L., soit DGL ! Dans l’usage autochtone, ce sont de véritables mots ( par ailleurs monosyllabiques, eux aussi) qui signifient respectivement : « porter (son chapeau) - grand - heureux » (ce qui d’ailleurs correspond assez bien au « grand général à képi »).

Quoi qu’il en soit, l’apport que FC fait à l’égyptologie et à toute l’histoire de l’Antiquité est trop important pour rester dans l’anonymat. Bien entendu et on l’a déjà dit, l’œuvre de FC a comme particularité de se compléter au fur et à mesure du développement de l’ensemble des études qu’il entreprit. Lorsqu’il s’attaque à la Crète, aux Hittites, à l’Assyrie, il trouve des confirmations, de nouveaux éléments qu’il va adjoindre aux diverses études déjà réalisées. Quand il traduit les hiéroglyphes des tablettes ou des sceaux crétois – et c’est une fois de plus remarquable, il suffit de lire la traduction qu’il fait du disque de Phaistos – il utilise la même méthode BIEN QUE LA GRAPHIE SOIT DIFFERENTE. Et … surprise CELA FONCTIONNE.

On peut donc en tirer la conclusion que l’Antiquité eut UNE LANGUE UNIQUE à la sortie du Déluge, daté par FC au 18 avril 2.347 A.C.N. Et même si cette langue a pu s’écrire, se prononcer de manière différente, le fond et les racines semblent bien avoir été uniques et conservées. Ce qui parait logique et qui est d’ailleurs reconnu par certains linguistes (M.RUHLEN, p. ex.) (8) .

Nous ne prendrons qu’un seul exemple, tiré de l’Histoire crétoise. Il est à noter qu’à l’époque où FC travaille sur ce sujet, les archéologues et les linguistes n’ont pas encore pu donner un début d’explication à cette écriture. Ventris et Chadwick ne viendront qu’après mais sans pouvoir non plus s’en tirer réellement..

En tentant de traduire le sceau du 28 ème roi de la 1 ère dynastie crétoise dont le fondateur avait été Athothis II (fils de Menès-Anamim et petit-fils de Misraïm, lui-même fils de Cham), FC découvre que ce roi possède le pouvoir sur Cnossos au nom et sur ordre du grand pharaon Apophis et de son vice-roi Joseph (Djouzaiphos) (au temps de la 15 ème dynastie, Moyen Empire égyptien). Il découvre ainsi un lot de détails intéressant sur le Joseph biblique … qui ne se trouvait pas dans les inscriptions égyptiennes (9).

Bien plus, en traduisant le sceau du 31 ème roi de cette même dynastie – dont un des noms grecs est Bélus – il trouve la description de la participation de ce roi à l’enterrement de Jacob, funérailles dirigées par Joseph, mais aussi l’attestation, par ce même roi, d’un double miracle opéré par Joseph en cette occasion et que … la lecture ordinaire de la Genèse ne mentionne pas. Nous y reviendrons.

Quoi qu’il en soit, les principaux apports ou découvertes de FC en égyptologie sont :

  • Le rétablissement d’une véritable chronologie en accord avec l’ensemble du monde antique et de la Bible en particulier ; remise en ordre de la succession des diverses dynasties y compris celles ayant régné parallèlement (surtout les six premières et celles du Moyen Empire)
  • Explication claire de l’origine des premières dynasties par les descendants de Noé : Cham et son fils MISRAÏM, fondateur de l’Egypte suivant la Bible et les traditions, un des noms actuels de l’Egypte étant d’ailleurs toujours MISR en hébreu comme en copte.
  • L’origine du Panthéon et de la mythologie égyptienne et par là celle de tout le monde antique.
  • Le véritable rôle des Hébreux et particulièrement du patriarche JOSEPH dans l’Histoire d’Egypte. L’importance des dynasties dites « HYKSOS » au Moyen Empire dont l’importance est plus que minimisé dans l’égyptologie officielle.
  • Une explication extraordinaire, et combien subtile, du rôle tenu par l’Atlantide y compris sa disparition subite.
  • L’explication du « Passage de la Mer Rouge » au moment de l’ Exode »
  • L’explication du principal calendrier égyptien : le calendrier SOTHIAQUE (de Sothis, l’étoile annonçant les crues du Nil) et, par ce calendrier, la possibilité de dater de manière incroyablement précise l’ensemble de l’Histoire égyptienne et du Monde Antique.

(1) Préface du livre « Un regard d’exception, J-François Champollion » (Lettres et Journaux de voyage) sur des photographies de Hervé Champollion, lointain cousin de Jean François.(revenir à la lecture)
(2) Voir e.a « Les Vérités Indésirables » Dr Ph. Decourt, Ed. Archives Int. Cl. Bernard, 1989 et « L’Eglise au risque de l’Histoire » Jean Dumont, Ed Critérion, 1981 .(revenir à la lecture)
(3) FC n’a malheureusement pas pu connaître le « Dictionnaire étymologique de la langue Copte » de W.Vycichl (Peeters , Leuven, 1983), ouvrage indispensable. Pour répondre au reproche fait à FC d’avoir utilisé principalement un « dictionnaire obsolète » dans ses recherches (le Parthey) nous avons vérifié la plupart des mots du Parthey dans le Vycichl sans y trouver de contradictions ou d’erreur flagrante. Vycichl cite d’ailleurs Parthey à plusieurs reprises .(revenir à la lecture)
(4) Biblioth. Egyptologique, tome 22, p. 372 .(revenir à la lecture)
(5) Il se servira d’ailleurs de la même méthode – sans jamais la modifier – pour traduire d’autres langues anciennes, avec le même succès.(revenir à la lecture)
(6) Identité des sons représentés par des signes différents, se dit de lettres, de syllabes, de mots qui ont même prononciation.(revenir à la lecture)
(7) Voir à ce sujet : « L’origine et la confusion des langues » D.Tassot, Cahiers du Ceshe, 4.07 .(revenir à la lecture)
(8) Que l’on imagine simplement le degré d’incompréhension qui résulterait du changement des voyelles dans une langue donnée entre les divers groupes constitués parlant cette langue. Il faut essayer, c’est impressionnant. Cela créerait une totale « confusion » entre ces groupes qui ne pourraient plus se comprendre. Les groupes s’individualiseraient au niveau du langage en gardant pourtant les mêmes racines sur les mots. Il n’y aurait alors plus « un seul peuple », une seule « famille » mais un nombre de « sous groupes » constitués par la (les) famille(s) au sens large, la phratrie, l’ethnie, etc., autour du nouveau langage. N’est-ce pas cela Babel ?(revenir à la lecture)
(9) L’œuvre de FC (surtout concernant l’Antiquité), bien que relativement simple dans sa compréhension, est difficile dans son approche, car elle forme un tout. Il faut donc entrer dans le détail pour en percevoir toute la pertinence. Tous ceux qui l’on fait – il faut prendre un peu de temps – ont été émerveillé. Le Professeur SylvainPayrau, fut un de ceux là. Spécialiste de l’égyptologie dans les Universités françaises, qui mieux que lui pouvait parfaitement juger de la qualité des recherches et des écrits de FC. Il les a ainsi admis sans objection aucune et … qui plus est, enseigné (revenir à la lecture)

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